dimanche 15 mars 2015

Pourquoi ce blogue

Étienne Chouard, plaide en faveur d'une Constitution d'origine Citoyenne, pour avoir une meilleure démocratie dans le site internet: Le plan C Ici, Roméo Bouchard, nous le dit à la manière québécoise et originale, dans son livre Constituer le Québec.

Il y a un paquet de livres qui critiquent la démocratie, qu,évidemment, je n'ai pas tous lus.

Chouard et Bouchard nous incitent à nous entraîner à faire des ateliers constituants, d'écriture de la Constitution. Le nous, signifie la " souveraineté populaire non partisane", car finalement autant qu'au commencement, la démocratie est le pouvoir par et pour le peuple. Enfin, je crois. Peut-être que je corrigerai...

Mais Roméo introduit une modification géniale, celle de précéder l'atelier constituant d'atelier sur la démocratie où nous demandons: " sommes-nous en démocratie?". Peut-être que la réponse à la question mènera naturellement à faire des ateliers constituants.

J'ai décidé d'offrir un atelier sur la démocratie. Il me reste à le structurer. Je le fais seul. J'aurai probablement de l'aide de mes amis de la région Montérégie qui font partie de L'ACRQ ( Assemblée Constituante Provisoire du Québec, secton région 16).

http://lesstudiospulsar.com/acrq.org/

J'ai cependant une intention. Je viens d'études en service social, dans les années 1970, celles où la non-directivitée inspirée du psychologue Carl Rogers était reine et maître.

Alors, je me vois poser la question, en animateur non directif, selon vous, sommes-nous en démocratie? J'aimerais ne pas donner de l'information avant la question, question de ne pas " paqueter l'assemblée". Sait-on jamais, peut-être l'opinion générale dira-t-elle que nous sommes en démocratie et qu'il n'a vraiment aucune raison de l'améliorer!...

L'autre jour, je tombe sur un atelier sur la démocratie directe, qui a eu lieu en 2014 au Forum Social du Bas  Saint-Laurent. J'en ai eu copie que je vous livre maintenant en vous disant à bientôt!


Compte-rendu de l’atelier « La démocratie directe »
Vendredi le 19 septembre Bloc 2, salle A1

Animation : M. Luc Bélanger
Preneuse de notes : Lucie Brault
Nombre de participantEs : 26

Dans un premier temps, une question s’adresse à l’auditoire : « Qu’est-ce que j’aime ou qu’est-ce que je n’aime pas de notre système politique actuel ? »
De nombreuses constatations sont ressorties :
Dans notre système de démocratie représentative, il y a plus de gens qui ne votent pas que de gens qui votent.
Sans participation citoyenne, le choix ne se pratique qu’une fois aux quatre ans. On élit quelqu’un qui est plus à l’écoute de sa ligne de parti que des personnes. L’actuel système, il est au service de qui ? On est face à une centralisation du pouvoir. Il y a polarisation des points de vue.
À quoi ça sert de participer? Est-ce intéressant de participer sans décider ? En participant, on finit par influencer. La mobilisation représente une forme de pouvoir. Ici, l’Agora du changement est un lieu qui génère du concret. On essaie de prendre position sur autre chose que ce qui est sur le tapis politique actuellement.
Si on veut changer les choses, il est plus facile de s’intégrer dans ce qui existe déjà comme véhicule que d’essayer de s’arranger entre nous. Entre le citoyen et le politique, il y a l’information.
Chaque geste posé est un geste politique. On peut changer des choses en se présentant en politique municipale qui est un palier de gouvernement plus près des gens.

Dans un deuxième temps, l’animateur présente les avantages de la démocratie directe qui élimine la représentativité et la démocratie semi-directe qui laisse une place à l’expression du citoyen et de la citoyenne par voie de référendum. Il présente l’exemple de la Suisse où l’affichage dans les lieux publics n’est pas utilisé pour la publicité mais pour politiser : annoncer la tenue du prochain référendum, par exemple.
On peut se rendre sur le site web de la chancellerie fédérale suisse : http://www.bk.admin.ch/?lang=fr
Élections, votations, demandes de référendum, initiatives, pétitions : il n'y a guère d'États souverains qui offrent au peuple des moyens de participation aussi élaborés. Cette forme de démocratie directe ou semi-directe est en place depuis 1848. On y tient quatre référendums par année. Ça doit être adopté par une double majorité. La population doit recueillir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois pour présenter un projet de loi. Avec 50 000 signatures dans un délai de 100 jours, on peut bloquer un projet de loi. Les projets de loi peuvent porter sur des thèmes très diversifiés. Par exemple : initiative populaire pour une caisse publique d’assurance-maladie, initiative populaire : halte aux privilèges fiscaux des millionnaires » …

Malheureusement, le temps ne permet pas de pousser plus loin la présentation et de susciter une discussion.


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