Il y a un paquet de livres qui critiquent la démocratie, qu,évidemment, je n'ai pas tous lus.
Chouard et Bouchard nous incitent à nous entraîner à faire des ateliers constituants, d'écriture de la Constitution. Le nous, signifie la " souveraineté populaire non partisane", car finalement autant qu'au commencement, la démocratie est le pouvoir par et pour le peuple. Enfin, je crois. Peut-être que je corrigerai...
Mais Roméo introduit une modification géniale, celle de précéder l'atelier constituant d'atelier sur la démocratie où nous demandons: " sommes-nous en démocratie?". Peut-être que la réponse à la question mènera naturellement à faire des ateliers constituants.
J'ai décidé d'offrir un atelier sur la démocratie. Il me reste à le structurer. Je le fais seul. J'aurai probablement de l'aide de mes amis de la région Montérégie qui font partie de L'ACRQ ( Assemblée Constituante Provisoire du Québec, secton région 16).
http://lesstudiospulsar.com/acrq.org/
J'ai cependant une intention. Je viens d'études en service social, dans les années 1970, celles où la non-directivitée inspirée du psychologue Carl Rogers était reine et maître.
Alors, je me vois poser la question, en animateur non directif, selon vous, sommes-nous en démocratie? J'aimerais ne pas donner de l'information avant la question, question de ne pas " paqueter l'assemblée". Sait-on jamais, peut-être l'opinion générale dira-t-elle que nous sommes en démocratie et qu'il n'a vraiment aucune raison de l'améliorer!...
L'autre jour, je tombe sur un atelier sur la démocratie directe, qui a eu lieu en 2014 au Forum Social du Bas Saint-Laurent. J'en ai eu copie que je vous livre maintenant en vous disant à bientôt!
Compte-rendu de l’atelier « La démocratie
directe »
Vendredi le 19 septembre Bloc 2, salle A1
Animation : M. Luc Bélanger
Preneuse de notes : Lucie Brault
Nombre de participantEs : 26
Dans un premier temps, une question s’adresse à
l’auditoire : « Qu’est-ce que j’aime ou qu’est-ce que je n’aime pas
de notre système politique actuel ? »
De nombreuses constatations sont
ressorties :
Dans notre système de démocratie
représentative, il y a plus de gens qui ne votent pas que de gens qui votent.
Sans participation citoyenne, le
choix ne se pratique qu’une fois aux quatre ans. On élit quelqu’un qui est plus
à l’écoute de sa ligne de parti que des personnes. L’actuel système, il est au
service de qui ? On est face à une centralisation du pouvoir. Il y a polarisation
des points de vue.
À quoi ça sert de participer?
Est-ce intéressant de participer sans décider ? En participant, on finit par
influencer. La mobilisation représente une forme de pouvoir. Ici, l’Agora du
changement est un lieu qui génère du concret. On essaie de prendre position sur
autre chose que ce qui est sur le tapis politique actuellement.
Si on veut changer les choses, il
est plus facile de s’intégrer dans ce qui existe déjà comme véhicule que
d’essayer de s’arranger entre nous. Entre le citoyen et le politique, il y a
l’information.
Chaque geste posé est un geste
politique. On peut changer des choses en se présentant en politique municipale
qui est un palier de gouvernement plus près des gens.
Dans un deuxième temps, l’animateur présente les avantages de la
démocratie directe qui élimine la représentativité et la démocratie
semi-directe qui laisse une place à l’expression du citoyen et de la citoyenne
par voie de référendum. Il présente l’exemple de la Suisse où l’affichage dans
les lieux publics n’est pas utilisé pour la publicité mais pour
politiser : annoncer la tenue du prochain référendum, par exemple.
On peut se rendre sur le site web
de la chancellerie fédérale suisse : http://www.bk.admin.ch/?lang=fr
Élections, votations, demandes de
référendum, initiatives, pétitions : il n'y a guère d'États souverains qui
offrent au peuple des moyens de participation aussi élaborés. Cette forme de
démocratie directe ou semi-directe est en place depuis 1848. On y tient quatre
référendums par année. Ça doit être adopté par une double majorité. La
population doit recueillir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois
pour présenter un projet de loi. Avec 50 000 signatures dans un délai de
100 jours, on peut bloquer un projet de loi. Les projets de loi peuvent porter
sur des thèmes très diversifiés. Par exemple : initiative populaire pour
une caisse publique d’assurance-maladie, initiative populaire : halte aux
privilèges fiscaux des millionnaires » …
Malheureusement, le temps ne
permet pas de pousser plus loin la présentation et de susciter une discussion.
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